Hécate
Elle ouvre ses yeux mécaniques célestes.
Où Je dors au lit fleuri d'une déesse
Dans son regard brûlent mes châteaux en Espagne
Je bus à sa coupe le plus cher des Champagne
Son visage lumineux est un miroir sans tain
Où flotte son sourire d'un oedipe incertain
Je frémis aux cliquetis de ses chaînes
Esclave insoumise à l'homme à qui elle appartient
Je suis enivré de la lumière des fontaines
Baigné dans sa rivière d'une lune lointaine
Hécate déesse de la lune femme aux trois visages
De son rouge à lèvres je connais le sillage
Les fruits défendus qui galbent son corsage
Sont gorgés de désir que son c½ur met en cage
Cette femme qui se cache, je dois l'imaginer
Quant à son univers, je dois le deviner.
Ferrand Thierry


